Exemples de questions, examen Administration

Questions examen RBQ administration : 10 exemples

10 questions originales pour l’examen Administration, avec les quatre choix, la bonne réponse, l’explication et la source. Elles touchent les 4 modules : gestion financière, management, relations de travail dans la construction et législation. L’examen officiel dure 3 h et la note de passage est de 60 %.

Mis à jour le 2 octobre 2026

Comment vous en servir

  • Répondez à chaque question avant d’ouvrir le corrigé, comme dans la salle d’examen.
  • Lisez toujours l’explication, même si vous avez eu raison : elle nomme ce qui rend les autres choix tentants.
  • Notez le module de chaque erreur. Il vous dit où revenir, et le guide du module donne les pièges à éviter.

Ces questions sont des exemples écrits par nous. Ce ne sont pas de vraies questions de l’examen : la RBQ ne publie ni le nombre de questions ni le poids des modules. Pour les lois, la source nomme le texte et l’article sans le citer, et la fiche de l’examen précise quels textes sont remis dans la salle.

10 questions corrigées

Question 1

Module 1 : Gestion financièreRappel

La contrôleuse a sous les yeux le bilan et l’état des résultats d’une entreprise dont l’exercice se termine le 31 décembre. Quelle différence de période sépare ces deux états?

  1. Choix A : Le bilan est arrêté à une date, et l’état des résultats couvre l’exercice.
  2. Choix B : Le bilan couvre tout l’exercice, et l’état des résultats une seule date.
  3. Choix C : Les deux états couvrent l’exercice, mais avec un niveau de détail différent.
  4. Choix D : Le bilan couvre l’exercice en cours, et l’état des résultats l’exercice précédent.
Voir la réponse et l’explication

Bonne réponse : A. Le bilan est arrêté à une date, et l’état des résultats couvre l’exercice.

Le bilan est une photo de l’actif, du passif et des capitaux propres à la date de clôture. L’état des résultats additionne les produits et les charges de tout l’exercice qui se termine à cette date.

Source : profil de compétences de la RBQ (ouvre un nouvel onglet), élément 1

Question 2

Module 1 : Gestion financièreAnalyse

Le ratio de liquidité générale d’un entrepreneur en électricité à Victoriaville est de 2,0. Les comptes clients forment 80 % de son actif à court terme, et la moitié de ces comptes a plus de 90 jours. Les ventes sont stables. Quelle lecture est la mieux fondée?

  1. Choix A : La liquidité est assurée : un ratio supérieur à 1 suffit à payer les fournisseurs ce mois-ci
  2. Choix B : La liquidité est surestimée : une bonne part de l’actif à court terme rentrera lentement
  3. Choix C : La liquidité est sous-estimée : les comptes clients valent davantage que la caisse
  4. Choix D : La liquidité est sans objet : seul le ratio d’endettement renseigne sur la capacité de payer
Voir la réponse et l’explication

Bonne réponse : B. La liquidité est surestimée : une bonne part de l’actif à court terme rentrera lentement

Un ratio de 2,0 compare l’actif à court terme au passif à court terme, sans dire à quelle vitesse l’actif se transforme en argent. Ici, la majeure partie de l’actif est faite de comptes clients dont la moitié a plus de 90 jours. La capacité de payer à court délai est donc plus faible que le ratio le laisse croire.

Source : profil de compétences de la RBQ (ouvre un nouvel onglet), élément 7

Question 3

Module 1 : Gestion financièreApplication

Une ouvrière présente deux reçus : du diesel acheté pour le camion de chantier et une épicerie familiale. Lequel l’entreprise peut-elle lui rembourser comme dépense d’affaires?

  1. Choix A : Le reçu de diesel du camion de chantier
  2. Choix B : Le reçu d’épicerie pour la famille de l’ouvrière
  3. Choix C : Les deux, si le total reste raisonnable
  4. Choix D : Ni l’un ni l’autre sans autorisation écrite
Voir la réponse et l’explication

Bonne réponse : A. Le reçu de diesel du camion de chantier

Le diesel sert les travaux : c’est une dépense d’affaires remboursable. L’épicerie familiale est une dépense personnelle, que le montant ne rend pas remboursable.

Source : profil de compétences de la RBQ (ouvre un nouvel onglet), élément 4

Question 4

Module 2 : ManagementApplication

Lundi, la dirigeante d’une entreprise de toiture à Terrebonne bloque deux heures pour établir l’échéancier des chantiers du mois prochain et fixer les objectifs de chaque équipe. À quelle étape du cycle de gestion ce travail correspond-il?

  1. Choix A : Le contrôle des résultats
  2. Choix B : La direction du personnel
  3. Choix C : La planification des travaux
  4. Choix D : L’organisation des ressources
Voir la réponse et l’explication

Bonne réponse : C. La planification des travaux

Établir l’échéancier et fixer les objectifs, c’est décider où l’on va et avec quels moyens : c’est la planification. L’organisation répartit ensuite les personnes et le matériel, la direction guide le travail en cours et le contrôle compare le réel au plan.

Source : profil de compétences de la RBQ (ouvre un nouvel onglet), élément 8

Question 5

Module 2 : ManagementAnalyse

Sur un chantier de murs à ossature, la date de fin prévue est encore respectée. Pourtant, les heures de main-d’œuvre dépassent la cible de 20 % et une partie des murs a été défaite puis refaite. Quelle lecture de la situation évite de se fier seulement à la date?

  1. Choix A : La reprise des murs a un coût en heures que la date seule ne montre pas
  2. Choix B : La date respectée confirme que la productivité est conforme au budget prévu
  3. Choix C : L’écart d’heures se résorbera de lui-même si l’on garde le même rythme
  4. Choix D : Les heures en trop ne comptent que si la date de fin est dépassée
Voir la réponse et l’explication

Bonne réponse : A. La reprise des murs a un coût en heures que la date seule ne montre pas

Tenir la date en refaisant des murs consomme des heures qui ne paraissent pas dans le calendrier. Le suivi doit aussi regarder les heures, sinon un dépassement de coût passe inaperçu.

Source : profil de compétences de la RBQ (ouvre un nouvel onglet), élément 13

Question 6

Module 3 : Régime de relations de travailRappelDocuments fournis

Un entrepreneur en maçonnerie de Québec croit que sa licence délivrée par la Régie du bâtiment suffit à établir que ses salariés sont qualifiés auprès de la Commission de la construction. Que doit-on lui répondre?

  1. Choix A : La licence tient lieu de certificat de compétence pour ses salariés
  2. Choix B : Le certificat de compétence est délivré par la Régie avec la licence
  3. Choix C : Une carte de formation de l’ASP Construction suffit pour ses salariés
  4. Choix D : La licence vient de la Régie; le certificat, de la Commission
Voir la réponse et l’explication

Bonne réponse : D. La licence vient de la Régie; le certificat, de la Commission

La licence d’entrepreneur est délivrée par la Régie du bâtiment du Québec. Le certificat de compétence est délivré par la Commission de la construction du Québec, et elle peut exiger la preuve de l’un et de l’autre sur un chantier. Les deux régimes sont distincts et aucun document ne remplace l’autre.

Source : Loi R-20, relations du travail dans la construction (ouvre un nouvel onglet), art. 7.3

Question 7

Module 3 : Régime de relations de travailRappelDocuments fournis

Une employeuse compte des compagnons électriciens et des compagnons calorifugeurs. Comment établit-elle le nombre d’apprentis qu’elle peut embaucher dans chaque métier?

  1. Choix A : Elle applique la proportion prévue au règlement pour chacun de ces métiers
  2. Choix B : Elle applique une proportion unique, affichée au bureau, pour tous ses métiers
  3. Choix C : Elle applique aux deux métiers la proportion du métier le plus nombreux
  4. Choix D : Elle compte les apprentis déjà embauchés, sans égard aux compagnons du métier
Voir la réponse et l’explication

Bonne réponse : A. Elle applique la proportion prévue au règlement pour chacun de ces métiers

La proportion entre apprentis et compagnons se calcule métier par métier, selon ce que prévoit l’annexe B du règlement sur la formation professionnelle (art. 19). On ne peut ni la remplacer par un chiffre unique, ni emprunter celle d’un autre métier, ni ignorer les compagnons du métier visé.

Source : Règlement sur la formation professionnelle (R-20, r. 8) (ouvre un nouvel onglet), art. 19

Question 8

Module 3 : Régime de relations de travailApplicationDocuments fournis

En mai, un représentant de la CCQ se présente au bureau d’un employeur de briqueteurs-maçons qui travaillent au quai de La Baie et demande à examiner le registre des heures. Que doit faire l’employeur?

  1. Choix A : Lui remettre seulement une copie du dernier rapport mensuel transmis.
  2. Choix B : Refuser, car le registre est un document interne à l’entreprise.
  3. Choix C : Exiger un préavis écrit de quelques jours avant la consultation.
  4. Choix D : Lui permettre de consulter le registre sur place.
Voir la réponse et l’explication

Bonne réponse : D. Lui permettre de consulter le registre sur place.

La Commission peut, à toute heure raisonnable, examiner le registre obligatoire d’un employeur et en prendre copie, et l’employeur qui lui en refuse l’accès sur demande commet une infraction (R-20, art. 81 et 83). L’employeur indique d’ailleurs à la Commission le lieu où son registre peut être examiné (r. 11, art. 2, par. 6). Il permet donc la consultation. Il ne peut ni la refuser parce que le registre serait interne, ni la subordonner à un préavis, ni la remplacer par le dernier rapport.

Source : Loi R-20, relations du travail dans la construction (ouvre un nouvel onglet), art. 81 par. e

Question 9

Module 4 : Législation et réglementationRappel

Un mur porteur d’un atelier de Thetford Mines s’effondre quatre ans après la fin des travaux. Quel régime le client peut-il invoquer contre l’entrepreneur?

  1. Choix A : Le cautionnement de licence fourni par l’entrepreneur
  2. Choix B : La garantie d’un an contre les malfaçons de l’ouvrage
  3. Choix C : L’hypothèque légale de la construction sur l’immeuble
  4. Choix D : La responsabilité pour la perte de l’ouvrage
Voir la réponse et l’explication

Bonne réponse : D. La responsabilité pour la perte de l’ouvrage

La perte de l’ouvrage engage la responsabilité de l’article 2118 pendant cinq ans après la fin des travaux, donc encore à quatre ans. Le cautionnement de licence et la garantie contre les malfaçons ne durent qu’un an, et l’hypothèque légale garantit le paiement de l’entrepreneur, pas le client.

Source : Code civil du Québec (ouvre un nouvel onglet), art. 2118

Question 10

Module 4 : Législation et réglementationRappelDocuments fournis

Le propriétaire d’une entreprise titulaire d’une licence vend son entreprise à un acheteur qui n’a pas de licence. Il voudrait lui céder aussi sa licence. La Loi sur le bâtiment le permet-elle?

  1. Choix A : Oui, si la Régie en est avisée dans les 30 jours
  2. Choix B : Oui, si l’acheteur garde le même répondant
  3. Choix C : Non, sauf si le vendeur acquitte les droits de maintien
  4. Choix D : Non, l’acheteur doit obtenir sa propre licence
Voir la réponse et l’explication

Bonne réponse : D. Non, l’acheteur doit obtenir sa propre licence

Selon l’article 56 de la Loi sur le bâtiment, la Régie demeure propriétaire de la licence et le titulaire ne peut pas la céder. L’acheteur de l’entreprise doit donc obtenir sa propre licence. L’avis de 30 jours de l’article 67 informe la Régie d’un changement de structure juridique, mais il ne permet aucune cession.

Source : Loi sur le bâtiment (B-1.1) (ouvre un nouvel onglet), art. 56, al. 2

Après les questions

Ces questions touchent 4 modules. Chaque guide de module décrit ce qu’il couvre, ses pièges et un exemple commenté.

Les exemples officiels de la RBQ

La RBQ publie une page d’exemples de questions : quatre questions à choix de réponses, de A à D.

RBQ, Exemples de questions (ouvre un nouvel onglet)

Voyez où vous en êtes, module par module

Le diagnostic gratuit pose des questions originales de chaque module et classe vos résultats par module.

RBQexam n’est pas affilié à la Régie du bâtiment du Québec.